Vous trouverez ci-dessous quelques-unes des chroniques consacrées à AmAndA.

Qui est AmAndA ?

10 ans ! 10 ans que je suis sur la piste, pour tenter de trouver si pas LA réponse, au moins UNE réponse satisfaisante à cette question. Parce qu’après tant d’années, après tant de chasses infructueuses, bah, on se satisferait déjà bien d’une petite réponse qui nous mettrait ne fut-ce que sur la piste de la vérité ultime. Qui est Amanda…

Déjà, et vous comprendrez ainsi directement mon désarroi, je ne peux même pas encore aujourd’hui vous affirmer son sexe avec certitude. Amanda tient de l’ange, cette ignorance que nous en avons de son sexe. Mais pour me consoler de ne pas avoir peut-être suivi aussi longtemps les traces d’un être masculin, vous m’autoriserez je l’espère à penser qu’Amanda est une femme. Oh pardon ! Une Dame.

J’ai cru la trouver, il y a longtemps déjà, dans les caves embrumées d’infâmes bistrots de l’époque où l’on y fumait encore. Quelle coquetterie pour une grande dame du Monde, d’arriver à se fondre presque, dans les milieux bouseux du wrauck and wraule… Mais non, ce n’était pas elle.

J’ai cru la trouver aussi, draguée comme une midinette, au milieu d’un aggloméras de vieux barbus, tous amateurs de rock progressif, lors de quelques festivals dévolus à cette musique cérébrale dont on se dispute encore aujourd’hui pour savoir s’il faut la taxer de génie et d’intemporalité, ou la considérer pour ce qu’elle fut peut-être, si on en croit Wrauck and faulk, une sorte de vaniteuse décadence. Le mot décadent plut à Amanda. Mais pas vaniteux. Ni virtuose. Ce n’était pas encore elle.

J’ai cru la trouver, cette Amanda, presque avec certitude cette fois, sur les planches du rutilant Aula Magna de Louvain-la-Neuve, au milieu, ou plutôt tout autour, d’un non moins rutilant orchestre symphonique et, Oui Monsieur, d’un véritable chef d’orchestre en chair et en os, tout dévoué à elle. Aaaah la quête de la reconnaissance séculaire et de la noblesse classique de l’orchestre à Papa. Amanda aime Papa. C’est rassurant. Mais combien d’autres avant elle, s’y sont brulés le rock’n’roll ? Alors Amanda s’est encore enfuie. Insaisissable enfant.

A chaque fois que j’ai cru la cerner, à chaque fois que tout semblait concorder, jusqu’aux habits de dentelle trouvés dans la penderie, à chaque fois que je fus certain de tomber sur elle en poussant la porte, je n’y découvris qu’un fauteuil vide. Encore chaud, mais vide. Avec seulement les restes d’un parfum trop fort, et la même chanson de Marlène Dietrich achevant de tourner sur un vieux phonographe. Un fauteuil vide … comme celui de la pochette du premier album, il y a 10 ans. On tourne en rond, on tourne en rond, on tourne en rond, comme disait Blier dans le Grand Blond.

J’ai cru alors la trouver à Berlin, dans l’ancienne ex-capitale de l’Allemagne de Marlène et de la Luftwaffe. Mais j’ai dû très vite déchanter. La seule personne qui ressemblait au portrait-robot que j’avais emporté, était morte depuis longtemps. Du Sida, ou de quelque chose comme ça, m’a-t-on dit. Et on pense bien que c’était un homme, ce qui ne m’enchanta pas.

Amanda nous mène en bateau. Je suis sûr que depuis 10 ans elle nous mène en bateau. C’est à peu près la seule certitude à laquelle je suis arrivé aujourd’hui.

Quoique. Une idée commence à me turlupiner les neurones depuis quelques temps … je me demande si eux, les musiciens d’Amanda, ne font pas, tout comme moi, tout comme nous, partie de l’équipage du bateau dont ils ignoreraient EUX-MEMES l’identité du Capitaine. Comme si Amanda était pour eux le Charlie des drôles de Dames, vous voyez ? J’aime à le penser, et pour plusieurs raisons. D’abord par vengeance ! Puisque dans ce cas ce sont EUX les premiers à être hantés par la question qui nous occupe ! Et puis surtout, parce que je me dis que probablement … le voyage musical qu’ils nous proposent tient pour tout ou partie à cette recherche d’identité. Et que si un jour ils la trouvent, ce sera aussi probablement la fin du voyage. Or comme disait l’autre, il n’y a que les routes qui sont belles ; alors Messieurs, continuez à chercher Amanda, mais s’il vous plait, ne la trouvez pas trop vite.

Pierre Romainville, Radio Quartz - 14 juin 2012
AmAndA – Là où Chimène dort

Seit „La Maison de Flore“ sind schon wieder fünf Jahre vergangen, und bevor man sich die Frage stellt, wann (endlich) das neue Album von AmAndA (wer war das noch?) erscheint, ist es plötzlich einfach so da – und wirft gleich die nächste Frage auf: wer, bitte schön, ist denn nun „Chimène“? Und wie das bei den Geheimniskrämern aus Belgien so ist, bleibt die Frage natürlich unbeantwortet, auch wenn die Geschichte von Chimène im Titelsong erzählt wird – poetisch und ein wenig lyrisch bizarr, wie es der Art der Band entspricht.

Auch in anderen Tracks werden reichlich skurrile Anekdoten präsentiert, die nachdenklich machen: die des Klons von Herrn Claude, oder die eines abstrusen Pokerspiels, um nur zwei Beispiele zu nennen. Im weiteren Verlauf wird sodann in Alliterationen, die von Mik3 zu einem kleinen sprachlichen Wunderwerk zusammen gesetzt werden, die Frage erörtert, ob der Verrückte („Fou?“) wirklich verrückt ist, oder vielmehr seine Umwelt, die ihn dafür hält.

Die Belgier brechen mit ihrem dritten Album zu neuen Ufern auf. Der Gesang ist weniger exaltiert und dafür variabler, es gibt deutlich mehr Sound-Gimmicks, die den Artrock–Charakter etwas stärker betonen. Auch kontrastieren lyrisch–melodische Passagen weniger oft mit aggressiveren Riffs und Rhythmen, was das Album insgesamt ruhiger, stilistisch ausgereifter und „breiter aufgestellt“ erscheinen lässt.

Die Gesangsparts sind nach wie vor sehr emotional angelegt (jetzt auch von Saaam – „Confidence“ und Claude Palaster – passenderweise Monsieur Claude in „Le Clone…“) und passen damit zu den fein arrangierten Kompositionen. Nicht übertrieben komplex kommt AmAndA hier aus den Boxen, jedoch auch mit einigen experimentell angehauchten instrumentalen Klangbildern, die vom nun vollständig integrierten Gauthier Budke stammen.

Erneut bedient man sich des Stilmittels der einleitenden Passagen, die mit den eigentlichen Songs verschmelzen und so für den Hörer zu szenischen Erzählungen zusammen wachsen. So bilden (nach dem „Vorhang Auf!“ – Intro) „On the Way“ und „Littleton“ eine Einheit, die durch das Ineinanderlaufen beider Tracks deutlich gemacht wird. Das anschließende kurze „Aux bons soins…“ bereitet den Weg für „Le Clone…“ und die Fragestellung vor „Fou?“ („Sein oder Werden…“) lässt keine Zweifel an der gemeinsamen Thematik. Bevor „Poker Céleste“ gespielt werden kann, müssen zunächst Karten verteilt werden, und auch der Anschluss „La Ballade…“ wird zuvor im Text von „Poker…“ bereits angedeutet.

Das Album hat im Grunde keine Schwachstelle (über das unnötige „Lala, Lalala“ am Ende sehen wir mal großzügig hinweg – es ist auch im Booklet nicht einmal erwähnt), es ist umsichtig und mit Liebe zum musikalischen Detail produziert, feinfühlig komponiert und hat einen hohen Unterhaltungswert. Einzelne Songs heraus zu heben würde das Niveau der anderen unnötig abqualifizieren. Trotzdem seien als bemerkenswerteste Tracks hier genannt: „Le Clone de Monsieur Claude“, „Confidence“, „Là où Chimène Dort“, „Au Bout de ma Rue“ und „On“. Aber auch die nicht ganz ernst gemeinte Liebeserklärung von Mik3 an die Heimat „O Belgique Chérie“ hat ihre Qualität und lässt schmunzeln.

Die lange Wartezeit hat sich für die Fans definitiv gelohnt, es ist ein tolles Album geworden. Nicht ganz so Rock-betont wie der Vorgänger, aber dafür mit viel Raffinesse und größerer Reife ausgestattet, was zu einem insgesamt einheitlicheren Gesamtbild führt. Wer sich von französischem Gesang nicht abschrecken lässt und schöne Melodien mit pfiffigem Songwriting liebt, dem sei diese CD sehr empfohlen.

Nachtrag: mittlerweile hat das Album locker den « Test of Time » bei mir bestanden. « Chimène » ist und bleibt ein Werk, das mir auch nach zig Hördurchläufen immer noch etwas Neues bietet und mich einfach sehr berührt, daher nun die verdiente Aufwertung auf 14.

Jürgen Wissing, www.babyblaue-seiten.de - 11 octobre 2012
AmAndA – Là où Chimène dort

Dix ans après l’album « Qui est AMANDA ? » le mystère plane toujours. La blonde de « La Maison de Flore », sorti en 2007 n’avait rien dévoilé de son identité, mais en sera-t-il de même pour la brune de « Là où Chimène dort » ?

Le combo belge s’est formé en 1999 autour du chanteur Thibaut DE HALLEUX et du claviériste Mikaël CAUCHIES. En plus de ces deux lascars, le line-up comprend Claude PALASTER à la basse, SAAAM à la guitare, GreK à la batterie et Gauthier BUDKE aux synthés. Parmi leurs références, ils citent eux-mêmes KRAFTWERK, QUEEN, RAMMSTEIN, ANGE … Certes, les influences se bousculent au portillon mais il ne faut pas se méprendre et reconnaitre en ce groupe une personnalité musicale évidente.

AMANDA nous propose ici un album parfaitement équilibré, dégageant des rythmes et ambiances variés, parfois mélancoliques. Le livret est luxueux et bourré d’informations. Les trois premiers titres se fondent les uns dans les autres avec une rare fluidité, tout en affichant des visages différents. Le premier en guise d’introduction, « Rideau » est baigné par des chœurs, le second « On the Way » est un instrumental qui se tourne vers des tons TANGERINE DREAM, le troisième « Littleton » lorgne du côté d’ANGE époque « Emile Jacotey ». L’instrumental « Aux Bons Soins du Docteur Pierrot » baigne dans une ambiance se situant aux confins de l’ambient. « Le Clone de Monsieur Claude » est parsemé de gimmicks et samples (notamment « Knock et la médecine moderne » en intro). Le chant se montre lyrique, la guitare sort parfois ses riffs aiguisés et les claviers nappent cette pièce où l’énergie côtoie la douceur. « Confidence » est une superbe ballade dans laquelle nous sommes emportés par le chant mélancolique, la douceur du piano et les longues plaintes de la guitare. Et puis, il y a ce « Être ou devenir » emmené par un duo piano/chant intense qui sert à introduire « Fou? ». Voilà un titre qu’aurait pu écrire Christian DECAMPS, il possède beaucoup de variations, de changements d’ambiances et de rythmes. Une pure merveille. Pour « Avant Distribution des Cartes » nous avons droit à une orchestration symphonique saupoudrée de samples de « La Planète des singes » de 1968 que l’on retrouve aussi dans le morceau de pop-rock, « Poker Céleste », un titre chanté par Sébastien BOUTRY (BUBBLE TRAP). S’ensuit, le petit clin d’œil d’AMANDA à l’œuvre de Pierre BOULLE avec l’instrumental « La Ballade de Cornélius et Zira » dans lequel les chœurs prennent une place de choix ; pendant que le mélancolique et émouvant à souhait « Là Où Chimène Dort » prend des couleurs de POLNAREFF, tout comme l’intro de « Au Bout de ma Rue » qui conte les souvenirs d’enfance. Puis vient « O Belgique Chérie » qui sert d’intro au mélancolique « On » qui relate la perte d’un être cher. Et, si cet être cher était la Belgique, cela pourrait être la perte de sa culture et de son identité Belge. Ce morceau est aussi le plus long, il est subdivisé en quatre tableaux : le premier est illuminé par le duo clavier/guitare, le second par le chant mélancolique, le troisième par le duo guitare/vocalises, le quatrième par le duo piano/guitare. On clôture l’album par l’une des marques de fabrique d’AMANDA, les vocalises avec « Lala, Lalala ».

En résumé, nous ne connaissons toujours pas l’identité d’AMANDA, mais quel album ce « Là où Chimène dort » ! Il recèle de véritables pépites. A déguster sans modération.

Merlin, www.progressive-area.com - 2 octobre 2012
AmAndA – Là où Chimène dort

Troisième opus studio en dix ans pour le groupe AmAndA. Au programme, un chant moins lyrique et une guitare moins puissante en général. Côté packaging, le digipack est bien réalisé et le livret répondra à toutes vos questions. Pour la pochette, après la blonde AmAndA, c’est au tour de la brune. Bref, on ne sait toujours pas qui est AmAndA…

AmAndA est toujours sur la trace d’Ange. D’ailleurs, le nain de Stanislas fait un petit tour sur « Littleton ». Il est même accompagné du Messie. Mais si les tons Ange restent prépondérants, le style AmAndA est aussi présent, par exemple dans la finale de ce même titre aux choeurs imposants. Et si la guitare semble moins puissante que dans leur passé récent, elle sait toujours l’être comme le démontre « Le Clone de Monsieur Claude », sur fond de Dr Knock pour une remise en question.

« Confidence » était la B-side du single « Voilà » sorti en 2004. La chanson n’avait pas encore trouvé sa place sur un album. Là voilà donc enfin, qui plus est dans une version enrichie et finalisée. C’est d’ailleurs une très belle ballade qu’il aurait été dommage de manquer. L’ombre de Christian Décamps se glisse dans l’écriture de « Fou ? ». Cela a d’ailleurs aussi été un titre d’album du légendaire groupe rock français. Cette patte Décamps nous donne un titre captivant, plein de subtilités, aux arrangements variés et pleins de surprises.

Pour « Poker Céleste », AmAndA s’est offert les services de Sébastien Boutry, de Bubble Trap, au chant. C’est incroyable comme on se croirait dans une chanson de Pierre Rapsat pour ce poker où l’enjeu est la vie sur Terre. Avec « Là où Chimène dort », on ressent un Polnareff mélancolique et intense. Les souvenirs d’enfance remontent à la surface « Au Bout de ma Rue ».

L’album se termine avec un « On » mélancolique suite à la perte d’un être cher. L’envolée finale instrumentale est captivante. La guitare y lâche des plaintes qui s’écoulent comme une rivière de larmes.

En résumé, ce nouvel album studio d’AmAndA s’inscrit dans la continuité de « La Maison de Flore ». Il ravira les fans du groupe et attirera l’attention de ceux qui se régalent d’Ange (qui vient aussi de sortir son nouvel opus).

Jean-Pierre Lhoir, www.musicinbelgium.net - 23 mai 2012
AmAndA – La Maison de Flore

C’est avec un certaine impatience que j’attendais le successeur de « Qui est Amanda ? » car, pour avoir vu ce groupe belge sur scène au Spirit of 66 de Verviers, j’espérais retrouver sur disque la folie contagieuse qu’Amanda fait naître en live !  Il aura fallu attendre 5 ans pour que ce deuxième album se concrétise, mais cela valait la peine. Si le premier effort d’Amanda souffrait de quelques défauts de jeunesse, « La maison de Flore » est parfaitement bien réalisée et architecturée (et c’est ce qu’on attend d’une maison d’artisan !!). Le seul changement de personnel est du au retour du premier guitariste qui est donc venu seconder son remplaçant, formant ainsi un duo de choc qui rehausse la musique d’Amanda pour lui donner parfois des accents métalleux !

Les autres particularités marquantes du groupe sont la voix de Thibaut de Halleux qui monte dans des registres de chanteur lyrique et les plages symphoniques des clavier de Mik3. Les textes en français sont parfois surréalistes, parfois très simples (mais gardez-vous de ne les prendre qu’au premier degré) et même en latin sur une chanson. Il faudra peut-être plusieurs écoutes aux plus sceptiques pour entrer dans ce monde un peu fou, mais, lorsqu’on se laisse piloter par ces six musiciens talentueux, le voyage est palpitant.

Mais cela est-il progressif ? Pour en juger, écoutez un titre comme « Te quitter » où se succède une petite mélodie chantonnée en introduction, un duo de guitares vrombissantes (2’50), des montées de Thibaut vers le soprano (4’20), un retour des guitares sur un mode hard-rock avec wha-wha (5’20), un duel Hammond/guitares (6’10) et enfin un passage de piano style Chopin (8’40) qui nous amène au final reprenant la chansonnette du début.

Je ne vais pas vous détailler chaque composition car ce serait trop long et la lecture en deviendrait fastidieuse. Chaque titre regorge d’invention, de sonorités riches, de complicité et de complémentarité des instruments. Le dénominateur commun de la musique d’Amanda est une base « classique » où l’on se prend à deviner du Bach, du Wagner, du Vivaldi ou du Malher. Je pourrais faire une comparaison audacieuse en rapprochant la musique d’Amanda de celle de Queen époque « A night at the Opera ».

Ma conclusion sera donc aussi peu objective que le reste de ma chronique : « La maison de Flore » est un OVNI atypique dans le paysage du rock-progressif et c’est pour moi un gros coup de coeur !

Peter Hackett, www.progressivewaves.com - 11 juillet 2007
AmAndA – La Maison de Flore

Cinq ans plus tard, paraît enfin le successeur de « Qui est donc Amanda? ». La consolation tient en ceci: cet album tant attendu est bien celui que l’on attendait. Le jeune groupe belge a gommé tous les petits défauts de son premier essai pour nous livrer un CD inattaquable. Il n’a en rien renoncé à son lyrisme, induit par le chant très théâtral et souvent haut-perché de Thibaut, ainsi que par les jeux de Mik3 aux claviers et de Saaam à la guitare.

Finesse et élégance demeurent également des atouts de séduction. Le band y ajoute maintenant une richesse et une maestria assez impressionnantes dans les compositions et les arrangements, ainsi qu’une énergie et une touche pastel de métal. Les six plages (certaines subdivisées) sont imparables, chacune ayant une identité forte qui la distingue bien des autres. « Voilà », la première, fait la charnière avec l’album précédent. En moins de cinq minutes, elle nous rappelle tout ce qui faisait notre attachement à cet opus. « Te quitter » commence de façon un peu dilettante, pour nous introduire dans l »univers élargi du groupe au travers d’une lente montée en puissance ponctuée de breaks contrastés, au cours de laquelle les solistes se lâchent, y compris Thibaut, qui rappelle ici feu Klaus Nomi à nouveau. Nous avons droit à de belles joutes entre les deux guitaristes et les claviers. Suit « Blonde », chanté –et il ne démérite pas– par Mik3 et clôturé par une nouvelle séquence instrumentale où les guitares sont reines. « Des choses équivalentes » constitue un des plats de résistance. Sa majestueuse intro aux claviers est digne de IQ. Ensuite le morceau nous entraîne dans une jérémiade musicalement très lumineuse et alerte, laquelle héberge l’un des plus beaux dialogues guitare/claviers de l »album. « Sontes Latent » associe une rythmique lourde à la légèreté d »une chorale en latin. La plage titulaire clôt de façon magistrale ce CD trop court. Elle tient en une succession de tableaux contrastés, les paroles gravitant autour de la mort. Et ses trois dernières minutes, emmenées par de sublimes harmonies vocales, sont simplement magnifiques.

Les musiciens ont tous bonifié. Mik3, outre son rôle de principal compositeur (même si l’album est très largement le fruit d’un travail collectif), poursuit sa recherche de belles sonorités, dont il truffe toute l’œuvre. Mais il ose aussi des incursions dans la dissonance et décoche quelques soli de très bon aloi. Et connaissant le facétieux personnage, on l’imagine facilement rire sous cape d’avoir pu glisser çà et là ses petites trouvailles espiègles. Les deux guitaristes, Saaam et Xavier partagent des jeux complémentaires, l’un plutôt intuitif et l’autre fort technique. Thibaut est fidèle à lui-même et prend toute sa mesure sur scène. On pourrait reprocher à Grek son classicisme, mais sa frappe pêchue est d’une précision métronomique. Quant à Claude, certes le plus discret de tous, il offre à ses compères l’assise sereine dont ils ont besoin.

Notons bien qu’il s’avère désormais périlleux de parler d’AmAndA par comparaison avec un autre groupe. Queen pour les voix et le mariage de la délicatesse et des guitares grasses? Therion pour la composante gothique symphonique? A vrai dire, on reste fort éloigné de l’un et de l’autre. Et si nos gaillards génèrent avant tout un Prog mélodique et théâtral en français, on est pourtant à cent lieues de la formation Ange ou de toute autre référence du genre. Bref, en deux albums, AmAndA impose tout simplement sa marque de fabrique. Et ce n’est pas le moindre de ses mérites. Probablement l’un des albums de l’année. En tout cas un must.

Progzélyte, www.musiczine.net - 22 mai 2007
AmAndA dans l’intimité – Scène acoustique – FiestaCity Verviers – 26 août 2011

Francis Geron nous avait dit « Va voir ça ! ». En effet, autour de nous, les spectateurs, souvent connaisseurs ainsi que les photographes qui couvrent en général les grands festivals de l’été, n’avaient que des éloges pour cette prestation musicale d’exception avec un avant goût d’Opéra. Les adjectifs entendus « Créatif, théâtral, excellent » n’étaient pas usurpés.

Best-of-Verviers, 27-08-2011
AmAndA – Là où Chimène dort

AMANDA is a current Belgian band whose style can be defined as a hybrid between electro and symphonic-influenced pop-rock, with a touch of Progressive rock and gothic-rock here and there. The stage performance of AMANDA are totally different from their albums. The musicians play a more direct and very communicative rock music on stage. But albums are great spaces where the band plays in total liberty, experiments and builds various more controlled pieces, yet delighting dream-seaking ears. Thus an essential record !

www.musearecords.com, 2012
AmAndA – Là où Chimène dort

Die lange Wartezeit hat sich für die Fans definitiv gelohnt, es ist ein tolles Album geworden. Nicht ganz so Rock-betont wie der Vorgänger, aber dafür mit viel Raffinesse und größerer Reife ausgestattet, was zu einem insgesamt einheitlicheren Gesamtbild führt. Wer sich von französischem Gesang nicht abschrecken lässt und schöne Melodien mit pfiffigem Songwriting liebt, dem sei diese CD sehr empfohlen. Mittlerweile hat das Album locker den « Test of Time » bei mir bestanden. « Chimène » ist und bleibt ein Werk, das mir auch nach zig Hördurchläufen immer noch etwas Neues bietet und mich einfach sehr berührt.

Jürgen Wissing, www.ppr-shop.de - 2012
AmAndA – La Maison de Flore

Second self-released album for this Belgian combo, coming from the South of Brussels having started out some 4 years ago, a sextet that came to attention with their very spectacular theatrical shows and a very original and dramatic music, while always remaining fun and light-hearted. Indeed we are light years away from the sombre chamber prog of Present and Univers Zero, and this is rather good news for the Belgian scene, which is flourishing with a new wave of prog groups, of which AmAndA is one of the brightest hopes. While the Flemish groups seem to stick to formulas and signing in English, on the Walloon side, some of the groups (AmAndA a.o.) don’t hesitate to develop some more unusual sounds and dare singing in their native tongue, which gives all the more force to the originality of their music.

And AmAndA is indeed original, coming more as a concept on the mysterious and elusive character, to the point of intriguing everyone with their question: « Qui Est AmAndA? » Don’t look yet for solutions in this album, since the group concentrates on a delicious blonde girl called Flore (AmAndA’s sister? Lover? Best friend?) sprawled all over the album, including a superb slipcase and on the disc itself. So blond an animal, that her blond mane inspired of some of Belgian’s most famous brews (hopefully tasting like them too ;-), Flore could even make us forget AmAndA.

AmAndA’s music is resolutely modern, some might even hear it close to neo-prog: there is a bit of that, but also so much more. Indeed the music oscillates between a solid symphonic prog ala Genesis or Ange, without sounding retro either, laced with a solid dose of crunchy guitars (almost metal) and highly entertaining vocals ranging from the operatic to the whispering, riveting us to our seat (especially the Latin passage of Sontes Latent), begging for more and prayer for relief at the same time.

The main spirit of AmAndA is FUN, so their music reflects that, remaining happy even in the dramatic moments where they pull a few spine chills from the listener, even if the subject of the lyrics can seem trite. And AmAndA also has a very pop side as well, reminiscent of the greater Queen, 10 CC or The Sparks, even sporting art rock looks; their pop facet even taking a bizarre synthetic rhythm at times. But the guitar duo will never allow it to digress from the rock aesthetics, while the keyboard duo will reinforce prog « topics ».

Likely one of the most original albums to come in the new millennium from Belgium (I’d even say Europe), La Maison De Flore is sometimes astonishing (even astounding) by the flawless execution, and even non-French speakers should enjoy this highly entertaining storyline in great part due to excellent vocal works.

Sean Trane, www.progarchives.com - le 26 septembre 2007
AmAndA – Qui est AmAndA ?

AmAndA est un groupe étrange venu d »ailleurs comme l’aurait dit mon ami Christian Décamps. Mais bien belge pourtant ! Ce groupe originaire de la région montoise est composé de Thibaut de Halleux au chant, Mik3 aux claviers et chant, Saaam aux guitares, Claude à la basse etGreg à la batterie.

Le style se révèle plutôt original et assez inhabituel. Le chant se montre souvent lyrique, un peu comme dans le célèbre passage de « Bohemian Rhapsody » des Queen. Cela va même jusqu’au mystique comme sur « Le faux éveil ». Les paroles se montrent aussi très actuelles. Il suffit d’écouter « Welcome… » pour se poser les questions existentielles nécessaires à notre survie.

Mais qui est AmAndA ? Même si on a cru en avoir la réponse il y a peu de temps lors de leur concert au Spirit of 66, on est resté sur notre faim. Le mystère plane toujours. Ce qui est sûr, c »est que c »est un morceau de cet album. Un morceau qui représente bien les caractéristiques musicales du groupe. Lyrisme et interpellations sont bien présents. Les nappes de claviers s’étalent de tout leur long. La section rythmique maintient le mystère.

Si une partie de « Falaises » est d’une douceur confondante, une autre explose dans un lyrisme vocal symphonique. Le contraste est total. Les vocalises finiront par nous emmener par delà les cieux. Avec ce titre épique de plus de 21 minutes, AmAndA dévoile de multiples facettes et s’éloigne des terres angéliques. On frôlera même la musique planante d’un Tangerine Dream ou d’un Mike Oldfield. Les intonations chères à notre Jacques Brel y apparaîtront aussi, mais avec un petit manque de fermeté. D »ailleurs, on finira par cette valse à quatre temps laissant exploser un solo de guitare à vous donner des frissons.

« Gloria Victis ! » vous permettra de revoir un peu votre latin, trop tôt oublié, en vous replongeant dans un symphonisme lyrique. On y retrouve aussi un peu de l’Alan Parsons Project dans les arrangements. « La fin d »une histoire » est une ballade légère. « Demain » renoue avec l’influence majeure du groupe, à savoir Ange. Ce titre rythmiquement fort nous emmènera vers le final avec de temps à autre l »apparition d »un violon.

Ce qui est sûr c’est que le style d »AmAndA rejoint celui des légendaires français de Ange. Une référence incontournable à l’écoute de cet album. Une autre chose est également sûre. Le groupe prend toute son ampleur lors de ses concerts. Ne les manquez donc pas !

Jean-Pierre Lhoir, Music in Belgium - 9 novembre 2004
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